SPG One & Christie's : L'immobilier comme l'un des beaux-arts

En 2005, la prestigieuse maison de vente aux enchères londonienne et la régie genevoise devenaient partenaires sur le marché suisse de l’immobilier de prestige. Elles viennent de reconfirmer cette alliance qui dure depuis plus de 15 ans.

SPG One & Christie's : L'immobilier comme l'un des beaux-arts

 

Ils s’étaient alliés en 2005 pour développer le domaine de l’immobilier de prestige en Suisse. Seize ans plus tard, la SPG et Christie’s viennent de reconfirmer cette fructueuse alliance. « C’est en 1995 que Christie’s s’est intéressé à l’immobilier, explique Eveline de Proyart,  vice-présidente de Christie’s International et directrice générale de Christie’s à Genève. A l’époque, nous avions beaucoup de demandes liées à des biens haut de gamme de la part de nos clients, aussi bien dans l’achat que dans la vente. Ce nouveau marché était alors limité aux États-Unis. Christie’s a ainsi acquis Great Estates, une entreprise américaine spécialisée dans les propriétés extraordinaires. »

 

 

Bel écrin

Fondée en 1766 à Londres par James Christie, la maison de vente compte aujourd’hui 78 départements qui vont des vins fins aux œuvres d’art en passant par les bijoux, les fossiles et la maroquinerie de luxe. Celui consacré à l’immobilier est pourtant le seul qui ne participe pas aux enchères. « C’est une manière tout à fait différente de travailler. L’immobilier et l’art sont très complémentaires. Ces deux domaines expriment la beauté et le goût. Une belle collection doit s’épanouir dans un bel écrin. Chez Christie’s International Real Estate, nous considérons un bien de prestige à partir d’un million de dollars, mais nous allons évidemment souvent bien au-delà. Nous proposons de temps en temps des objets absolument ahurissants qui se trouvent partout dans le monde: des ranchs, des châteaux, des îles et des appartements fabuleux. Ces biens ne sont pas toujours faciles à débusquer, mais il y en a.»

 

 

Discrétion absolue

Dans les années 2000, Christie’s décide de développer en Europe ce secteur qui marche alors très fort aux États-Unis. « J’ai été très impliquée dans la recherche d’un partenaire en Suisse, continue Eveline de Proyart. Nous avons regardé dans les principaux cantons qui parmi les acteurs majeurs de l’immobilier seraient susceptibles de conclure cette affiliation. » On imagine qu’en tant que grand collectionneur, Jean Paul Barbier-Mueller, fondateur de la SPG, apparaissait comme un candidat naturel. « Nous avions des intérêts communs liés à l’art, bien entendu. Mais cela n’a pas été le critère qui a principalement retenu notre attention. Nous cherchions un partenaire réputé pour son service exceptionnel, qui possédait aussi la passion de l’expertise et, surtout, faisait preuve d’une discrétion absolue envers ses clients. Le volume de ses transactions immobilières n’entrait principalement pas en ligne de compte. Nous cherchions avant tout à travailler avec quelqu’un qui partageait nos valeurs. » En 2005, sous le nom de SPG Finest Properties, la régie genevoise devenait ainsi le partenaire exclusif de Christie’s International Real Estate en Suisse romande et dans les Alpes.

 

Pour fêter cette collaboration de 15 ans l’année dernière, la société changeait de nom en devenant SPG One. A nouvelle identité, nouveau site internet et nouvelle équipe. « Nous sommes des affiliés pas des franchisés, précise Maxime Dubus, directeur de SPG One. Contrairement au second qui n’a pas de relation autre que commerciale avec sa maison-mère, nous entretenons des liens étroits et privilégiés avec Christie’s à Londres à qui nous envoyons des clients et qui, de son côté, nous envoie les siens. La SPG a été la première régie en Suisse à s’être associée à un réseau immobilier international. Thierry Barbier-Mueller avait pressenti le succès du marché des biens de prestige dans notre pays. Il en a été le visionnaire. »

 

Boom de la montagne

SPG One peut aussi profiter de la présence des bureaux genevois de la maison anglaise qui organise ici ses grandes ventes de joaillerie et d’horlogerie. « Aujourd’hui pour être efficace dans le secteur très concurrentiel de l’immobilier de prestige, il faut être correctement implanté aussi bien au niveau local qu’international car nos clients les plus importants ne se trouvent pas forcément en Suisse », poursuit Maxime Dubus. Surtout en ce moment où, après plus d’un an de confinement, la montagne suscite des envies sans précédent de la part de propriétaires étrangers. « Acheter et vendre des biens haut de gamme dans les Alpes suisses et françaises est notre spécialité, reprend Pierre Révay, courtier de SPG One. Ce qui n’est pas le cas de Christie’s qui est ainsi assuré que nous ferons le relai et le suivi pour chaque dossier. D’autant qu’il est parfois compliqué d’acquérir ce type d’objet lorsque vous n’êtes pas résidents permanents en Suisse. »

Un partenariat gagnant-gagnant donc, en termes de réseau mais aussi d’image. « Christie’s est un vecteur de communication très fort auprès de nos clients à travers son magazine et les manifestations auxquelles nous sommes associés. SPG One est ainsi présent au moment des ventes aux enchères Christie’s à Genève », explique Maxime Dubus. Tandis que du côté de la maison anglaise, Eveline de Proyart peut compter sur le rôle incontournable que joue la Société Privée de Gérance dans la vie culturelle genevoise, grâce notamment au Musée Barbier-Mueller qui abrite la plus importante collection d’art extra-occidental en main privée au monde. « C’est un lieu magique dans lequel nous aimons inviter nos clients une fois par an pour une réception et visiter les expositions. A chaque fois c’est un événement incroyable que les gens adorent. »

 

Rédacteur : Emmanuel Grandjean - Juin 2021

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